E-readers en BU: expériences et utilisations potentielles

E-book readers: what are librarians to make of them?

(Karl Drinkwater, SCONUL Focus, 49/2010)

Pas exhaustif, bien sûr, juste quelques tendances – quelques expériences (généralement) connues:

  • Princeton University a testé le Kindle DX dans le but de remplacer le papier produit pour imprimer les manuels et les textes de cours (les participants aux tests, étudiants et membres du personnel, ont pu garder le reader – grâce à un financement du projet à hauteur de 30.000 $…)
  • Penn State University a reçu une centaine de readers de Sony dans le cadre d’un projet d’un an avec des bibliothécaires et des étudiants du cours d’anglais – objectif: tester les fonctionnalités dans le cadre des cours, mais aussi avec des étudiants handicapés (physique/vue)
  • North Carolina State University a testé plusieurs readers – ces derniers étaient empruntés par des étudiants pendant une semaine, le temps de tester la sélection et le chargement d’e-books, ainsi que l’utilisation de la presse en ligne (l’expérience ne portait pas spécifiquement sur des activités académiques)

Quelques utilisations potentielles (il y en a d’autres, laissons courir notre imagination):

  • Supports pré-remplis: avec le matériel nécessaire aux cours: articles, e-books, notes de cours, etc. (en étant attentif aux droits d’auteur… – justement, c’est l’occasion de chercher/trouver des textes en libre accès ou dans le domaine public)
  • Dans le cas d’ouvrages très demandés, proposer des supports avec la version électronique
  • Proposer la presse en ligne
  • Les académiques peuvent créer du contenu spécifiquement pour ces supports
  • Les bibliothécaires pourraient proposer des guides/matériel d’aide infolit
  • Contenu audio-visuel: podcasts, musique, cours de langue

Quelques considérations relatives à la mise en place:

  • Contenu: quels types de documents/contenu + droits d’auteur
  • Type d’accès: prêt des supports? supports disponibles dans un espace dédié? supports donnés aux étudiants (quid financement)?
  • Sécurité: dans le cas d’une utilisation sur place, prévoir des moyens de détection de vol (sur l’appareil? système de caution?)
  • Aspects légaux: toute la problématique des DRM… (+ dispositions légales nationales)
  • Prêt/chargement: procédures de prêt + procédures de pré-chargement du contenu + prévoir backup/restauration + logiciel de gestion des DRM + logiciels de gestion (exemple)

Enfin, quelques faiblesses:

  • Peu de contenu universitaire (par rapport aux fictions/biographies)
  • Fragilité (matérielle) des readers + autonomie/batterie
  • Incompatibilité des formats de fichier + modèle économique fermé (cf. Amazon, Apple)
  • Difficultés (notamment pour raisons légales) à télécharger des e-books ou articles à partir des sites d’éditeurs ou d’agrégateurs
  • Quid de la “concurrence” des tablettes? voire des smartphones?

* * *

Voir aussi : Handheld E-Book Readers and Scholarship Report and Reader Survey (ACLS Humanities E-Book White Paper No. 3, août 2010)


2 Réponses to “E-readers en BU: expériences et utilisations potentielles”

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