Why I’m Not In The Mood To Celebrate Open Access Week (source: Steven Bell, ACRLog, 19/10/2010)
[...] A few months ago I visited colleagues at another ARL library. At some point the conversation got around to scholarly communications and open access. I asked what they were working on, and how they were trying to create change on their campus. The response was something along the lines of “We tried all that a few years ago, and quite honestly none of our faculty showed any interest in changing their scholarly publishing behaviors. So now we’re just putting our energy elsewhere. When they are ready to change we’ll be here waiting to support them”. I wonder how many others have reached the same point.
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Il y a quelques mois, j’ai rencontré des collègues d’une autre bibliothèque de recherche membre de l’ARL. A un moment donné, la discussion s’est portée sur les publications scientifiques et le libre accès. Je leur ai demandé ce qu’ils mettaient en place pour amorcer le changement dans ce domaine sur leur campus. Ils m’ont répondu qu’ils ont commencé à travailler sur cette question il y a quelques années mais que quasiment aucun académique n’a montré de réel intérêt pour un éventuel changement dans leurs habitudes de publication. Désormais, ils se concentrent sur d’autres sujets. Lorsque les académiques seront prêts, ils serons là. Je me demande combien d’autres bibliothécaires sont dans le même cas.
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To better understand our academic departments and their needs, I have an ongoing project of visiting department chairs (a few each semester). We simply have a discussion about their department, the library and how we might better serve their faculty and students. Our head of reference and instruction attends as well as the librarian who is the liaison to the department. Sometimes the chair invites other faculty or possibly a student to attend and participate. It is always a good conversation, and we learn quite a bit from each other. But when the conversation invariably turns to scholarly communications, I tend to feel more like a traveling salesmen speaking to a potential customer who really wants to get away from me. I wouldn’t even dare show my faculty colleagues something like this – as helpful as it may be – for fear of never being taken seriously again.
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Afin de mieux comprendre les besoins de nos académiques, je rends visite régulièrement aux présidents de départements. Il s’agit d’une discussion informelle, portant sur la manière dont nous pourrions mieux rencontrer leurs attentes ainsi que celles des étudiants. Les bibliothécaires de référence et les formateurs sont également présents. Les entretiens sont toujours agréables et informatifs. Mais invariablement, lorsque nous abordons la question des publications scientifiques, je me sens comme un représentant de commerce qui essaie de vendre un produit dont personne ne veut. Je n’oserais même pas leur montrer quelque chose dans ce genre – même si ça peut aider -, de peur de ne plus jamais être pris au sérieux.
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The good news is that most of the chairs and faculty I encounter are aware of the open access movement. Most aren’t really paying it much attention. I bring up the benefits, talk up the importance of public access – and remind them about our own walled garden. No one is opposed to open access publishing, they just don’t want to be the ones doing it. As I’ve now heard more than once, “I’m all for providing public access to my research, but what matters most – more than the possibility of thousands of hits on Google – is knowing that the 200 people that matter the most in my discipline read my article in our most prestigious journal – and that’s not going to happen if I publish in an open access journal in my field.” They also remind me that our institution’s tenure and merit process are quite clear about the importance of publishing in top tier, high attention-attracting journals. [...]
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La bonne nouvelle, c’est que la plupart des présidents de départements et des académiques que j’ai rencontrés sont au courant de l’existence du libre accès. Mais la plupart n’y font pas vraiment attention. Je leur indique les avantages, l’importance d’un accès public aux publications scientifiques – et leur rappelle que notre institution ne participe pas à la libération des publications. Aucun n’est vraiment opposé à l’édition en libre accès, mais aucun ne veut en être. Comme je l’ai entendu à plusieurs reprises: “Je suis disposé à rendre ma recherche publique, mais ce qui importe le plus – plus que la possibilité de milliers de visites sur Google – c’est de savoir que les 200 personnes qui comptent dans mon domaine ont lu mon article dans l’une des plus prestigieuses revues – et ceci n’arrivera pas si je publie dans une revue en libre accès dans ma propre discipline”. Ces académiques me rappellent aussi que le système d’évaluation et de promotion de notre institution est très clair sur l’importance de publier dans les revues les mieux classées.
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