(disclaimer: il s’agit d’un projet à but lucratif)
Ce qui est intéressant, à première vue, c’est leur manière d’envisager la notion de littératie: ils “opposent”, en quelque sorte, les compétences/aptitudes (plutôt techniques) à la facilité/aisance que les individus sont capables d’avoir à l’ère numérique. Pour eux, il s’agit moins de connaissance (consciente) que de maîtrise (inconsciente): “To be literate means to have knowledge or competence. To be fluent is something a little more, it is to demonstrate mastery and to do so unconsciously and smoothly”.
Voici les cinq “facilités”:
- Solution fluency: savoir en temps réel définir un problème, planifier une solution, l’appliquer et évaluer le résultat
- Information fluency: être capable, inconsciemment et de manière intuitive, d’interpréter une information, quelle que soit sa forme (ou son format), pour en extraire l’essentiel et évaluer sa pertinence, sa signification dans un contexte donné
- Collaboration fluency: parvenir à travailler en partenariat (en ligne et/ou en présentiel) de manière automatique (toujours cette notion d’inconscience)
- Creativity fluency: faire ressortir l’artiste qui sommeille en nous (peut devenir intéressant si vraiment on possède ce don: par exemple dans la conception ou la rédaction – storytelling)
- Media fluency: être capable d’interpréter analytiquement les communications (les messages), quels que soient les médias; être capable de créer du contenu numérique original (en choisissant judicieusement le média adéquat pour le message à transmettre)
Cela étant, à part l’inconscient et l’intuition (concepts très difficiles à manipuler), rien de bien fondamentalement différent, par exemple, de ce que l’Association of College and Research Libraries a déjà défini depuis de nombreuses années. On peut jouer sur les mots (consciemment ou pas), mais ce sont toujours les mêmes mécanismes qui sont conviés au banc de la maîtrise (et/ou de la production) de l’information. Si, en plus, certains sont capables de les mettre en oeuvre les yeux fermés, alors c’est un avantage indéniable pour eux, bien sûr…
(source: Libraries and Transliteracy, 16/03/2010)

2 avril 2010 at 19:44
[...] un récent projet présente une vision qui me semble préoccupante. Merci à Pintini d’avoir repéré et analyser ce projet en traduisant d’ailleurs les principales [...]