Epilogue

2006 – 2011


Métadonnées, ontologies et linked data

Comunicazione e ricerca semantica di contenuti informativi tra Metadati, Linked open Data e Ontologie

(source: Iryna Solodovnik in Bibliotime, XIV, 2, juillet 2011 – Communication et recherche sémantique de contenus informationnels entre métadonnées, linked open data et ontologies)

Les métadonnées dans le monde de l’information

Les métadonnées constituent actuellement les bases fondamentales du “nouveau” web en matière d’indexation, d’identification, de classification, d’authentification, de conservation, d’intégrité et de gestion des droits, de distribution, de recherche et de récupération des ressources numériques. Qu’elles soient descriptives, administratives, structurelles, elles contribuent à une gestion plus claire et modulaire des objets/collections numériques.

Le mapping des différents types de métadonnées, mené en parallèle, permet de plus en plus d’affronter la délicate question des équivalences sémantiques. L’analyse des applications qui se mettent en place permet d’identifier la granularité avec laquelle peuvent être traitées les ressources informationnelles.

Ces dernières années, des standards de métadonnées permettent de gérer la certification des contenus, leur représentation pour la recherche, la conservation à court, moyen et long terme de ces contenus: LOM (Learning Object Metadata), TEI (Text Encoding Initiative), PREMIS, etc.

L’utilisation de ces standards, de ces normes permet de créer à partir des métadonnées des conditions d’accès et de diffusion des informations de qualité et de plus en plus précises. La qualité des métadonnées peut être améliorée à travers un processus de normalisation qui prévoit l’utilisation de terminologies, de vocabulaires contrôlés, etc.

Le choix des schémas de métadonnées est primordial dans l’implémentation et le support des archives ouvertes/dépôts institutionnels-disciplinaires (cf. bien sûr OAI – Open Archives Initiative et OAI-PMH – Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting qui permet de récolter des données d’origines variées et de les chercher de manière intégrée).

Méta(données), linked (open) data et ontologies

Lors de la conférence WWW2011, le workshop consacré aux Linked Data on the Web a mis l’accent sur le web en tant qu’espace d’information global, constitué non seulement de documents liés, mais aussi de (méta)données liées. L’objectif est de créer des ensembles de données et de les relier directement à des ensembles existants, ce qui permet d’éviter des duplications de données inutiles et de maintenir une mise à jour de ces données efficace. Les linked data se basent  sur des standards du web tels que le protocole HTTP, bien sûr, les URIs (Uniform Resource Identifier), RDF (Resource Description Framework). Cf. les projets Open Definition et Open Data Commons. Ces ensembles de données reliées sont graphiquement représentés dans un LOD cloud diagram. Il s’agit d’une représentation possible, il en existe bien entendu d’autres.

-Réseau d’ontologies

Cette représentation repose sur le concept de “réseaux d’ontologies“, qui permettent de se mouvoir d’un ensemble de données conceptuel à un autre et de découvrir de nouveaux univers de contenus reliés à l’ensemble de départ. Exemple: imaginons a) un dépôt institutionnel, b) une plateforme de CVs, c) une base de données d’évaluation de la recherche scientifique: relier ces ensembles pourraient apporter une plus-value à l’ensemble des acteurs en présence.

LOD (Linking Open Data)

On l’a vu, afin de décrire le modèle sémantique d’un certain domaine, il faut: 1) s’accorder sur le choix d’un vocabulaire pour représenter explicitement les aspects conceptuels; 2) définir le profil des métadonnées et de leurs propriétés; 3) rendre explicite, à travers la syntaxe et le vocabulaire du ou des modèles de métadonnées, les classes et les propriétés de ces modèles; 4) normaliser et relier le domaine “naissant” à des domaines existants; 5) définir et décrire les cardinalités entre les classes de métadonnées avec RDF (et ses ontologies).

-LOD: applications pratiques

Belgique: projet Archipel (UGhent)

Finlande: projet FinnONTO (cf. DataFinland)

-LOD et données bibliographiques

Des données bibliographiques ouvertes, reliées et réutilisables? On y travaille:

Des travaux sont également en cours pour rendre explicites en RDF des standards comme MODS (Metadata Object Description Schema) ou le MARC:

Enfin, citons l’initiative de l’Open Knowledge Foundation, Open Bibliography Principles, la “déclaration de Berlin” en quelque sorte des données bibliographiques ouvertes.

Conclusion: libérer les connaissances

L’objectif pour les institutions productrices de connaissances est bien celui-là: diffuser librement et largement leurs savoirs. Le défi: comment les publier et les contextualiser sur le web, les relier à d’autres ensembles, les rendre facilement accessibles et, à long terme, augmenter de manière significative leur consultation/(ré)utlisation.

Voir la bibliographie ici


Favoriser une culture du libre accès chez les chercheurs: le chemin est encore long

Establishing an Open Access Culture among Researchers: Experiences and Challenges at Two Academic Organizations in Sweden

(source: Jonas Gilberta, Jessica Lindholma in Serials Review, 29/05/2011 – sur abonnement)

“Libre accès”: de quoi parle-t-on?

Dans bien des cas, lorsqu’on est amené à évoquer le concept de libre accès, la terminologie peut s’avérer ambigüe et signifier des notions différentes, selon les personnes. Dans la littérature sur la question, les principaux points qui posent (encore et toujours) problème tournent autour des éléments suivants: pauvreté de l’évaluation par les pairs, coût supérieur par rapport à l’édition traditionnelle, lieux d’édition et de diffusion inappropriés, disparition du système d’abonnement, violation des droits d’auteur, forme d’édition chronophage. A toutes ces affirmations, Peter Suber répond: pas du tout*. Il n’en reste pas moins que malgré des avantages théoriques évidents (meilleur accès à la recherche, possibilité d’une évaluation indépendante, nouveaux modes de collaboration, multiplication des possibilités de découverte, augmentation des citations et de l’impact des publications), les principes du libre accès sont difficiles à faire passer dans la plupart des milieux académiques.

Politiques et incitants: exemples à Chalmers University of Technology et Malmö University (Suède)

Chalmers a adopté son mandat de politique en matière de libre accès en janvier 2010: assez classiquement, il prévoit l’obligation de dépôt en libre accès dans le dépôt institutionnel de l’université. Malmö a adopté son mandat en mars 2011 et prévoit le même type d’obligation, étendu aux publications locales de l’institution.

L’objectif de Chalmers est de rendre librement accessible l’ensemble des résultats de recherche de ses membres  auprès d’un public aussi large que possible. Le dépôt doit s’effectuer dans les six mois suivant la date de publication, au plus tard après douze mois. Des exceptions sont cependant prévues (il serait intéressant de les lire).

Le mandat de Malmö exclut du dépôt les documents non publiés et les pre-print (pas judicieux, à mon sens). Le mandat prévoit le respect des conditions imposées par les éditeurs, ainsi que l’opt-out pour les auteurs qui ne souhaitent pas déposer (pas judicieux du tout: il s’agit d’un mandat faible, qui n’aide en rien le libre accès).

Les deux mandats recommandent à leurs chercheurs de publier dans des revues en libre accès. Chalmers leur recommande également d’éviter le transfert des droits (aux éditeurs).

Les réactions des chercheurs sont assez classiques: certains ne comprennent pas les avantages du libre accès, certains craignent une suppression du mécanisme d’évaluation par les pairs (on l’a vu: crainte totalement injustifiée).

Quels sont les taux de documents librement accessibles dans ces deux institutions? Pour Chalmers, moins de 8% des publications déposées. Pour Malmö, 19% (mais le dépôt compte moins de publications que celui de Chalmers).

On le voit, c’est loin d’être gagné. Une des raisons principales, à mes yeux, est la suivante: peu de personnes dans les institutions universitaires maîtrisent les tenants et aboutissants de l’édition en libre accès et peu sont réellement capables de les expliquer (les bibliothécaires devraient être en première ligne dans cet exercice). A cela vient s’ajouter les liens souvent très forts entre chercheurs et éditeurs traditionnels (et donc des points de vue biaisés par des préjugés idéologiques).

Le modèle établit en Australie par Queensland University of Technology est largement reconnu. Il prévoit: 1) une révision/adaptation régulière du mandat; 2) un soutien financier solide; 3) des services de dépôt efficaces et à forte valeur ajoutée pour les chercheurs; 4) la démonstration des avantages du modèle pour les auteurs.

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Références:

Armbruster, C. (2010). “Implementing Open Access: Policy Case Studies.” Retrieved from http://ssrn.com/abstract=1685855.

Hagerlid, J. (2011). “Open access i Sverige – lägesbeskrivning 2011.” Retrieved from http://www.kb.se/dokument/Om/projekt/open_access/2011/OA_Sverige_l%C3%A4gesbeskrivning20110118.pdf.

Jeffery, Keith G. (2006). “Open Access: An Introduction,” ERCIM NEWS, No. 64 (January 2006): 16-17, Retrieved from http://www.ercim.eu/publication/Ercim_News/enw64/EN64.pdf.

Karlsson, S., & Wadskog, D. (2006). “Hur mycket citeras svenska publikationer? Bibliometrisk översikt över Sveriges vetenskapliga publicering mellan 1982 och 2004 – Vetenskapsrådet.” Retrieved from here.

Kinger M., (2010). “Chalmers Choosing the Green Path to Open Access,” sciecominfo, v. 6, no. 1. Retrieved from http://www.sciecom.org/ojs/index.php/sciecominfo/article/view/3552/3126.

Lindholm, Jessica & Nilén, Peter (2011). “A new open access policy for Malmö University,” sciecominfo, v. 7, no. 1. Retrieved from http://nile.lub.lu.se/ojs/index.php/sciecominfo/article/view/4910.

Rabow, Ingegerd. (2009). “The Swedish Research Council and Open Access,” sciecominfo, v. 5, no 1. Retrieved from http://www.sciecom.org/ojs/index.php/sciecominfo/article/viewFile/1512/1250.

Sale, A., Couture, M., Rodrigues, E., Carr, L. and Harnad, S. (2010) “Open Access Mandates and the ‘Fair Dealing’ Button,” In: Dynamic Fair Dealing: Creating Canadian Culture Online (Rosemary J. Coombe & Darren Wershler, Eds.). Retrieved from http://eprints.ecs.soton.ac.uk/18511/.

SASI Group & Newman, M. (2006), Worldmapper.org Science Research, Retrieved March 22, 2011 from http://www.worldmapper.org/display.php?selected=205.

Suber, Peter. (2009) “A field guide to misunderstandings about open access,” SPARC Open Access Newsletter, issue #132, April 2, 2009. Retrieved from http://www.earlham.edu/~peters/fos/newsletter/04-02-09.htm#fieldguide.

Swedish Institute (2010). “Facts about Sweden : Higher Education and Research,” Updated December 2010. Retrieved from http://www.sweden.se/eng/Home/Education/Research/Facts/Higher-education-and-research-in-Sweden/.

Swedish Research Council (2010). Decision on open access. Retrieved from http://www.vr.se/inenglish/aboutus/policies/openaccess.4.44482f6612355bb5ee780003075.html.

* * *

Voir aussi: Open Access to Research: Changing Researcher Behavior through University and Funder Mandates


Des bibliothèques, des espaces

Library Spaces for Urban, Diverse Commuter Students: A Participatory Action Research Project

(source: College & Research Libraries, pre-print, article à paraître en 2012)

Cette étude indique ce que l’on sait déjà, mais qu’il n’est pas inutile de rappeler: les espaces physiques des BU doivent être adaptés aux besoins – Mais que veulent les utilisateurs? Voici une liste non exhaustive:

  • environnements confortables, propres, calmes, sûrs
  • services de support tels que centres d’écriture et de tutorat
  • services d’aide par rendez-vous
  • possibilité d’emprunter des outils qu’ils ne possèdent pas ou qu’ils n’ont pas amenés avec eux
  • postes de travail (PC, etc.) équipés des logiciels utiles pour leurs cours
  • salles d’étude
  • salles pour les travaux de groupe modulables (murs mobiles)
  • équipement de présentation de travaux/projets (avec écrans larges)
  • possibilité d’emprunter des portables, des caméras, des enregistreurs, etc.
  • réservation en ligne (salles, matériel)
  • signalétique évidente des lieux
  • lieux pour recharger des équipements – pour téléphoner – pour se détendre

Et un petit massage relaxant dans une piscine en plein air posée sur un toit, non?

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Libraries As the Spaces Between Us: Recognizing and Valuing the Third Space

(source: Reference & User Services Quarterly, 20/06/2011)

Des populations de plus en plus diversifiées et des contextes de plus en plus dynamiques. De nouvelles façons d’enseigner, d’apprendre, de penser. De “nouveaux” concepts. Des synergies. Des combats. Des intra-lieux. Des dé-localisations. Des destinations. Des (parts de) marchés. Du management. Des clients. Des ambiances. De l’esthétique. Des espaces transcendés. Des espaces transportés. Des attractions. Des codes culturels. Des subjectivités. Des mécontents (quoi qu’on fasse). Des bruits. Des promiscuités. Des masses. Des déplacements. Des temps. Des fragmentations. Des corps. Des symboles. Des figurations. Des mobilités. Des instabilités. Des silences.

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Libraries: Information And Knowledge Spaces

(source: The Huffington Post, 23/06/2011)

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14 Marvelous Modern Libraries

(source: Web Urbanist, 26/08/2011)

Etc.


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